Le
château de Blois réunit autour d'une même cour, quatre châteaux, quatre
époques, quatre sommets de l'architecture française : le gothique du
XIIIème siècle, le gothique flamboyant et l'introduction de la Renaissance
de la fin du XVème siècle, la Renaissance du XVIème siècle et enfin
l'architecture classique du XVIIème.
Les restaurations
du XIXème siècle et du XXème siècle complètent l'histoire architecturale
du château et permettent une relecture scientifique du bâtiment.
XIIIème
siècle : le château du moyen âge.
entrée salle des états
Du
château médiéval, construit par les comtes de Blois à partir
du Xème siècle, ne subsiste aujourd'hui que la salle seigneuriale,
la plus ancienne salle civile gothique de France, plus connue sous
le nom de salle des Etats Généraux, ainsi que plusieurs vestiges
de l'enceinte (Tour de Châteaurenault) englobés dans les constructions
de François Ier. La Tour du Foix et la poterne des Jacobins sont encore
visibles du côté de la Loire.
- salle seigneuriale (Salle des Etats Généraux), plus
ancienne salle civile gothique de France.
- persistence de tours de l'enceinte du château fort,
(certaines ont été réutilisées dans le bâtiment de François Ier).
1498-1502
: le château de Louis XII.
En
1498, la mort accidentelle, au château d'Amboise, de Charles VIII,
permet à son cousin, Louis II d'Orléans, d'accéder au trône de France
sous le nom de Louis XII.
Devenu roi,
il fait de Blois la résidence royale, siège du pouvoir politique de
la France et repense la conception architecturale du château en construisant
trois nouvelles ailes.
Le château féodal
devient un château de plaisance démuni de tout élément défensif.
Le château de
Louis XII résulte des deux courants qui constituent l'identité culturelle
française de la fin du XVème siècle :
- le style franco-flamand, développant le vocabulaire
gothique flamboyant et les jeux polychromes de la brique et de la
pierre;
- le courant italien (suite des campagnes militaires
d'Italie et de la fascination des Valois pour la renaissance italienne)
se concrétise par une nouvelle distribution des appartements et un
nouveau vocabulaire décoratif. ( ex. : la galerie du rez de chaussée,
l'alternace de colonnes et de pilliers.)
La
nouvelle présence de l'emblématique royale s'affirme dans toute cette
aile :
- le porc-épic
- l'hermine
- les chiffres du roi et de la reine, L et A,
- la statue équestre de Louis XII.
1515-1524
: le château de François Ier.
François
Ier gendre et cousin de Louis XII, entreprend dès 1515, la reconstruction
de l'aile nord. Celle-ci témoigne des progrès de l'italianisme dans
la décoration architecturale française.
S'inspirent
de l'architecture lombarde du début du XVI ème siècle
( elle même inspirée de l'antiquité redécouverte)
:
- le rythme des pilastres et des chapiteaux,
- le décor de la corniche,
- le décor sculpté du grand escalier.
Mais la tradition gothique française demeure :
- les hautes toitures,
- les souches de cheminées,
- les lucarnes,
- les fenêtres à meneaux,
- les gargouilles,
- l'escalier en vis hors-oeuvre.
A l'extérieur,
la façade des loges témoigne d'une volonté plus moderne ; son dessin
s'apparente à celui de Bramante au Vatican et à celui du Palais d'Urbino.
1635-1638
: le château de Gaston d'Orléans.
Gaston
d'Orléans, frère du roi Louis XIII et héritier présomptif du royaume,
décide de reconstruire entièrement le château. François Mansart son
architecte, dresse un vaste projet classique, entrepris en 1635. Seule
l'aile ouest sera commencée.
- selon les règles de l'art classique les façades
sont symétriques et la superposition des ordres architecturaux : dorique,
ionique et corynthien.
- à l'intérieur la grande coupole baroque voit son
commencement d'exécution.
1845-1870
: les restaurations de Félix Duban
Abandonné
par les rois de France, puis transformé en caserne en 1788, le château
est redécouvert par les écrivains romantiques. Sa restauration est
confiée à l'architecte Félix Duban.
- pignon de la salle des Etats Généraux,
- pignon de la chapelle
- restauration des statues (Louis XII et escalier
François Ier)
- re-création des décors intérieurs.
1990-1994
: le château aujourd'hui
Dégradé
par les intempéries et par la pollution athmosphérique, les restaurations
du XIXème siècle ont été reprises depuis 1990.
- achèvement de la mise hors d'eau,
- réfection des plombs dorés de la chapelle,
- ravalement des façades,
- rectification du sol de la cour d'après le résultat
des fouilles archéologiques,
- réaménagements intérieurs.
Historique
détaillé
Monument
complexe et fascinant, le château de Blois dresse sa masse imposante
en plein coeur de la ville. Résidence royale de Louis XII et de François
1er au XVIè siècle; séjour de Gaston d'Orléans au XVIIè siècle, chantier
modèle des restaurateurs du XIXè siècle, le château garde la trace
de ses différents occupants. Autour d'une même cour se côtoient quatre
ailes, véritable résumé de l'architecture française du XIIIè au XVIIè
siècle. La qualité de l'architecture, le savoureux mélange des styles,
des époques et des matériaux, le souvenir de nombreux personnages
historiques qui l'ont habité font du château de Blois un monument
majeur de l'histoire et de l'art français.
Le
Moyen Age
L'éperon
rocheux limité par la Loire au sud et par la vallée de l'Arrou au
nord et à l'est, est occupé dès l'époque gallo-romaine par un domaine
agricole. L'existence d'une forteresse sur ce site remonte au VIIè
siècle, comme l'attestent les fouilles de 1993. Cependant les parties
les plus anciennes actuellement visibles ne remontent qu'au XIIIème
siècle. Vers 1210, Thibaud V comte de Blois et de Champagne fait reconstruire
le château sur l'ensemble de l'éperon. De cette forteresse subsistent
des vestiges de l'enceinte et surtout la grande salle, connue depuis
le XVIème siècle sous le nom de salle des Etats qui demeure l'une
des plus anciennes et des plus vastes des salles féodales de France.
Ses dimensions imposantes témoignent de la puissance territoriale
et politique des comtes de Blois qui y recevaient l'hommage de leurs
vassaux et y rendaient la justice. Restaurée par Félix Duban en 1860,
elle a conservé ses dispositions primitives : deux larges nefs lambrissées
séparées par une rangée de colonnes à chapiteaux feuillagés.
En
1391, la vente du comté de Blois à Louis d'Orléans, frère de Charles
VI, fait entrer le château de Blois dans la mouvance royale. Par son
mariage avec Valentine Visconti, fille du duc de Milan, Louis d'Orléans
obtient des droits sur le Milanais qui déclencheront, un siècle plus
tard, les expéditions militaires de son petit fils Louis XII. Durant
tout le XVème siècle, les ducs d'Orléans font de Blois leur résidence
favorite. Charles d'Orléans, le prince poète, fait prisonnier à Azincourt
en 1415, revenu à Blois après 25 ans de captivité à la Tour de Londres,
y tient une cour littéraire où se côtoient les plus grands poètes
du temps parmi lesquels François Villon.
LOUIS
XII
Lorsqu'en
1498, à la mort de Charles VIII, le duc Louis II d'Orléans monte sur
le trône sous le nom de Louis XII, Blois devient une résidence royale,
siège du gouvernement et étape privilégiée de la cour, toujours nomade
jusqu'à la fin du XVIème siècle.
C'est une reconstruction
quasi totale du bâtiment et de ses abords que Louis XII entreprend
dès l'été 1498. Les travaux sont menés activement, puisqu'en décembre
1501, c'est dans le logis neuf que le roi reçoit l'archiduc d'Autriche.
Des ces constructions ne subsistent que le logis neuf et le choeur
de la chapelle, bordé par une portion de galerie.
Le parti général
s'inscrit dans une tradition franco-flamande établie du XVè siècle.
La polychromie des matériaux brique, pierre et ardoise, l'importance
des toitures par rapport aux façades, la silhouette très découpée
du bâtiment, tout cela ne s'éloigne pas des partis en usage à cette
époque.
L'ensemble du
décor adopte l'esthétique du gothique flamboyant alors en pleine floraison.
Les moulures des baies, le profil des parties vives, le dessin des
balustrades ne différent pas de ce que l'on trouve dans les édifices
contemporains. Les lucarnes s'inspirent de celles d'Amboise : les
baies à meneaux sont surmontées d'un grand pignon timbré des armes
et chiffres du roi ou de la reine et encadré de pinacles à crochets
de feuillage. Répandus sur l'ensemble du bâtiment, les culs de lampe
sont d'une grande variété : dragons ailés, singes musiciens, lions
et boucs, cerfs et chiens, personnages réels ou imaginaires, fou et
bourreau, moine et acrobate, sirène et sauvage relevant d'une fine
observation voire de la plus franche gauloiserie, un peu surprenante
dans les endroits les plus en vue de la façade d'un palais royal.
A
côté de ces éléments traditionnels, l'aile Louis
XII introduit plusieurs nouveautés. Tout d'abord dans le plan du logis.
Du côté de la place, les pièces se suivent en enfilade mais sont desservies
côté cour par une galerie qui leur donne un accès indépendant. Cette
distribution permet de moduler le nombre de pièces affectées à un
même invité en fonction de son rang et de sa suite. Autre élément
de confort, la présence de conduits de latrines à chaque extrémité
du logis facilite la vie domestique. Ces dispositions trè modernes
se retrouvent à Chambord dans la distribution des appartements du
donjon.
La composition
des façades est un autre élément novateur. La façade sur la place
est dissymétrique. Le portail est décentré vers la droite et les baies
percées de manière irrégulière, quoique alignées verticalement suivant
l'habitude du XVe siècle. Pourtant cette façade est par des dosserets
verticaux qui la divisent en six travées à peu près égales. Un grand
larmier au niveau du premier étage, une frise et une balustrade au
niveau des combles recoupent ces dosserets et introduisent de grandes
horizontales qui créent un motif de quadrillage que l'on retrouvera
dans toute l'architecture postérieure.
Côté
cour, la composition est plus novatrice encore. Le rez-de-chaussée
est occupé par un portique à arcades en anse de panier, supportées
par des piliers disposition qui rappelle celle des cortile
des palais italiens. Malgré l'absence de symétrie, très sensible au
rez-de-chaussée, le quadrillage de la façade joint à l'espacement
constant des ouvertures, arrive à donner une impression de régularité,
inédite dans l'architecture contemporaine.
L'absence d'éléments
défensifs, réels ou feints, tels que créneaux, faux mâchicoulis, échauguettes
de fantaisie, fossés et douves doit être également portée au rang
des éléments novateurs. Ce caractère accueillant de l'architecture
s'accorde assez bien avec la politique d'ouverture pratiquée par Louis
XII envers ses ennemis. A cet égard, la réception de Maximilien d'Autriche
dans le nouveau logis montre le rôle diplomatique que le roi fait
jouer à ses constructions.
François
1er
En
1515, François 1er, successeur et gendre de Louis XII, fait moderniser
le corps de logis du nord, qui, par son escalier en vis et sa façade
extérieure largement ouverte sur le paysage marque l'avancée de l'italianisme
en France et constitue une des plus brillantes manifestations de ce
printemps de la Renaissance Française. La façade sur cour, (1515-1519)
témoigne des paradoxes de l'architecture de la première Renaissance,
hésitant entre tradition et modernité. Si le choix des matériaux,
la modénature, le décor sont influencés par l'Italie, la structure
ne s'écarte pas des habitudes françaises de bâtir. Comme dans l'aile
Louis XII, l'importance est donnée aux hautes toitures d'ardoises,
aux cheminées, aux lucarnes, inconnues en Italie. De même, l'esprit
du gothique flamboyant survit dans la surcharge décorative, même si
le vocabulaire en est renouvelé.
La composition
reprend l'effet de quadrillage de l'aile Louis XII. Ici, les horizontales
sont données par un double corps de moulures et les verticales par
des pilastres. La régularité n'est pas parfaite. Les travées de fenêtres
sont tantôt isolées tantôt regroupées par deux, leur largeur n'est
pas constante. Certains pilastres sont isolés sur le nu du mur, créant
des travées supplémentaires de façon très fantaisiste. En définitive,
la composition n'est peut-être pas aussi novatrice qu'à Bury, construit
deux ans avant pour Florimond Robertet.
La verticalité
très marquée des travées est rompue par la corniche d'inspiration
florentine. Le décor de grande qualité est un véritable répertoire
des motifs de la Renaissance . coquilles, oves et dards, denticules,
modillons et rinceaux. Séparées de la corniche par une balustrade
ajourée, les lucarnes traitées comme des édicules indépendants, montrent
l'adaptation du décor italien aux éléments architecturaux français.
L'escalier
résume les ambiguïtés de cette façade. Sa position en saillie et au
centre de la façade reste dans la tradition française des vis royales.
Construit pour magnifier les cortèges de la cour, il est entièrement
percé de baies ouvrant sur des balcons. Le décor abondant s'inspire
de la Renaissance lombarde : rinceaux, oves, cornes d'abondance, putti
se mêlent à la salamandre royale. Dans ce décor novateur, on note
la présence anachronique de gargouilles gothiques aux balcons et à
la corniche.
Contemporaine
de la façade sur cour, la façade extérieure s'ouvrent largement sur
les jardins aujourd'hui disparus. L'influence des travaux de Bramante
au Vatican est nette dans la composition à deux étages de loggias
surmontés d'une galerie ouverte même si des libertés ont été prises
par rapport au modèle. Le décor sculpté est entièrement inspiré par
le répertoire italien que ce soit dans le décor des chapiteaux ou
dans celui des pilastres ornés de motifs de candélabre sans cesse
renouvelés. L'emblématique royale est complétée par la représentation
des travaux d'Hercule, qui illustrent l'identification du roi à la
force d'Hercule et à l'héroïsme chevaleresque qui fait du roi le nouvel
Hercule gaulois.
L'aspect actuel
des appartements n'est plus celui du XVIe siècle. La distribution
a été entièrement modifiée par les occupations successives et par
les restaurations et restitutions de Félix Duban entre 1845 et 1847.
Cependant, sous les somptueuses créations du XIXè siècle subsistent
quelques éléments. Le plus interessant est la petite pièce lambrissée,
connue sous le nom de cabinet de Catherine de Médicis. Daté des années
1520 c'est le seul cabinet royal de cette époque qui subsiste en France.
Les parois sont entièrement couvertes de boiseries sculptées de 237
panneaux ornés de motifs de candélabres tous différents, dissimulant
quatre placards secrets dont l'ouverture se fait au moyen d'une pédale
cachée derrière la plinthe.
L'âge
classique
Au
XVIIème siècle le château sert de lieu d'exil pour de grands personnages.
Marie de Médicis, mère de Louis XIII, exilée de 1617 à 1619, s'évade
du château dans une fuite rocambolesque qui inspirera à Rubens un
des tableaux de la galerie Médicis du Luxembourg, aujourd'hui au Louvre.
Mais c'est Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, qui modifie considérablement
l'aspect du château où il est lui aussi exilé. Dans l'espoir de monter
sur le trône, il entreprend en 1635, la construction d'un château
royal sur les plans de François Mansart. Les travaux sont activement
menés jusqu'en 1638, mais la naissance de Louis XIV et surtout la
versatilité du prince interrompent le chantier.
Le nouveau corps
de logis est conçue par Mansart pour former le motif de "fond
de cour" qui manquait au château. Le dessin est destiné à magnifier
l'entrée principale de l'aile. La symétrie rigoureuse, les emmarchements
successifs de la terrasse puis du perron, le mouvement convergeant
des colonnades amènent le regard vers la travée centrale et vers le
buste de Gaston qui constitue la conclusion inattendue de cette composition
pyramidante. L'emploi des trois ordres classiques de l'architecture,
admirablement compris et recomposés par Mansart, la sculpture discrète
des dessus de fenêtre renforcent l'impression de grandeur et de sobriété
de cette façade.
Cette impression
se retrouve sur la façade extérieure. Destinée à former la toile de
fond des vastes jardins prévus au delà du fossé, elle se déploie sur
une beaucoup plus grande largeur que la façade sur cour. Toute la
beauté de cette façade réside dans le juste équilibre des masses,
dans la sobriété du dessin et dans la perfection de son exécution.
La qualité des maçonneries et de la taille de pierre, renvoient à
cet age d'or de la stéréotomie que fut le XVIIe siècle.
A
l'intérieur, cette sobriété fait place à une
extravagante cage d'escalier dans laquelle Mansart a déployé toutes
les ressources de son art. Pour augmenter l'impression de hauteur,
la coupole terminale apparaît au travers d'une voûte à ouverture centrale
placée à mi hauteur. La succession des plans lumineux, renforce encore,
comme au théâtre, l'illusion de la perspective. Le décor sculpté,
réalisé sous la direction de Jacques Sarrazin, est dû à Simon Guillain
et Michel Anguier.
Décadence
et restauration
A
la mort de Gaston en 1660, le château est définitivement
abandonné comme séjour royal. Devant son état proche de la ruine,
Louis XVI décide son aliénation en 1788. Le monument est transformé
en caserne ce qui le sauve de la démolition mais entraîne dégradations
et mutilations dont Balzac et Victor Hugo s'indignent avec virulence.
C'est sur l'intervention
de Mérimée que le château est classé Monument Historique en 1840.
En 1845, le service des Monuments Historiques confie sa restauration
à Félix Duban. Dans ce premier grand chantier de restauration de monument
historique en France, Duban fait preuve d'un grand respect archéologique
et en même temps d'une grande fantaisie créatrice, deux démarches
contradictoires, caractéristiques des restaurations du XIXème siècle.
S'appuyant sur la documentation ancienne, Duban fait précéder son
travail de toute une série de relevés dessinés et photographiés et
de moulages qui donnent un état très précis du monument avant toute
intervention. On peut ainsi faire la part de la restauration et celle
de la restitution. Au compte de Duban doivent donc être rendus le
pignon de la salle des Etats (1861), la façade de la chapelle (1867)
et les décors intérieurs qui influenceront durablement les arts décoratifs
européens de la seconde moitié du siècle. Propriété de la ville de
Blois (et non de l'Etat, contrairement aux autres anciens châteaux
royaux ou impériaux), le château abrite depuis 1850 le musée des Beaux
Arts de la ville et de 1888 à 1996 la bibliothèque municipale. Depuis
Duban les restaurations se sont poursuivies, visant à restituer ou
à restaurer les etats antérieurs. Ainsi en 1888, Anatole de Baudot
reprend les restaurations de Duban, supprime certaines de ses adjonctions
et termine la tour de Chateaurenault. En 1933, Goubert construit en
pierre l'escalier qui n'avait jamais été fait dans l'aile Mansart.
Enfin en 1957, de nouveaux vitraux dus à Max Ingrand viennent remplacer
dans la chapelle les verrières de Lavergne, détruites en 1944. Depuis
1990, une nouvelle campagne de travaux achevée en 1997, a permis de
retrouver l'éclat des façades, rehaussées par la polychromie restaurée
de Duban.
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